Centre AntiPoison – Toxicovigilance

Les Centres antipoison (CAP) ont pour mission d’informer les professionnels de santé ainsi que le grand public sur les risques toxiques de tous les produits existants, médicamenteux, industriels et naturels. En France, le réseau des centres antipoison repose sur huit CAP métropolitains et deux Dispositifs de toxicovigilance (DTV) ultra-marins. [1]

Le CAP de Lyon est basé à l’hôpital Edouard Herriot. Il répond 24h/24h par téléphone aux questions relatives à toute situation d’exposition potentielle ou avérée à une substance toxique. Il informe l’appelant sur les risques potentiels de cette exposition et donne une conduite à tenir (traitements symptomatiques, orientation vers une consultation médicale, …).

Les appels reçus à la Réponse Téléphonique à l’Urgence (RTU) concernent des personnes exposées à tous types de produits naturels ou de synthèse, présents sur le marché ou dans l’environnement, sans restriction. 

Chaque téléconsultation est enregistrée sous la forme d’un dossier médical (données SICAP-SCM). Ces dossiers sont complétés, dans le cadre de leur suivi, par les données nécessaires aux vigilances.

→ Evaluation de la gravité clinique des cas

→ Evaluation de l’imputabilité (causal entre l’exposition et les signes cliniques observés)

 

→ Documentation précise des agents en cause et du contexte d’exposition

Données pour la sécurité sanitaire et la santé publique

Depuis le 1er janvier 2016, l’Anses coordonne les activités de vigilance des centres antipoison (CAP), au travers du dispositif national de toxicovigilance. [2]

La toxicovigilance a pour objectif la surveillance des effets toxiques pour l’homme aux fins de mener des actions d’alerte et de prévention. (Article L. 1340-2. Du Code de la santé publique).

Les acteurs de la toxicovigilance ont accès aux données rendues anonymes du système d’information des CAP. Lorsqu’un ou plusieurs cas d’intoxication attirent l’attention du réseau des centres antipoison et de l’Anses, constituant un signal sanitaire du fait de leur caractère inhabituel, grave ou évitable, la recherche et l’identification dans le système d’information de cas similaires permettent d’infirmer ou de confirmer ce signal.

Si besoin, des travaux complémentaires sont réalisés par les groupes de travail de l’Anses. Deux comités assurent la gouvernance et l’animation des travaux de Toxicovigilance : 

1.       Le Comité de coordination de toxicovigilance (CCTV) :

o   Investigation des signaux et alertes sanitaires transmis par les CAP, ou venant autres sources (autorité de santé, autorités sanitaires d’autres pays, détection automatisée, signalements spontanés, suivi d’indicateurs…) ;

o   Réponse aux demandes spécifiques du Ministère de la santé ou d’autres autorités de santé publique (saisines) ;

o   expertise et contribution à la surveillance des effets toxiques pour l’homme de produits, substances naturelles ou pollutions.

 

2.       Le Comité stratégique des activités de vigilance des CAP :

 

Créé en 2017 [3], il a pour missions d’émettre un avis sur l’organisation générale des activités de vigilance des CAP, sur les évolutions nécessaires en matière de surveillance, d’expertise et de gestion des risques toxiques, et sur les orientations stratégiques du système d’information des CAP (SICAP).